Je viens de rentrer au travail. Enfin, aujourd'hu, pas... à l'instant à l'instant ;)
Je viens de finir tout pleins de jours de congé dûs aux fêtes. J'ai lu en trois jours "La fée Carabine" et relu "L'espion qui venait du froid". Soit environ 600 pages en 3 jours. Ca fait du bien, de temps en temps, de voir qu'on est encore capable...
Et puis j'ai bricolé avec REASON (www.properllerheads.se), ai compris pleins de trucs cools, et en ai profité pour faire planter le PC de ma femme d'aplomb. Aie aie aie. Pas content, le bonhomme ;)
Et puis...
Et puis, un soir, il faisait doux. C'est à dire que la température était au dessus des zéros. La neige fondait, il avait re-gelé par dessus, re-fondu un peu, re-gelé, etc. Les rues étaient bien dégagées (enfin une voie), et les trottoirs des patinoires en pente, avec des graviers tout gelés sous une belle couche de glace.
Ce soir là, donc, j'ai décidé de prendre le temps, et de sortir. Il y avait un vent frais, je marchais au milieu de la rue, seul, tranquille. Arrivé au premier coin de rue... il se met à pleuvoir (il devait donc faire 4 deg.). Je me décide à continuer, tant pis pour la pluie.
10 mètres plus loin... un vrai déluge d'eau. Et du vent qui me baillonnait ! Et de la pluie qui m'aveuglait ! Je secouais la tête pour faire voler l'eau dans mes cheveux, j'ai croisé des gens en auto qui me regardaient vraiment surpris... J'écartais les bras dans le vent, comme pour m'envoler. J'étais bien. J'étais seul. La pluie me poissait le visage, les mains, les cheveux. Mon jean collait sur les cuisses, mon blouson pesait déjà sur mes épaules, et mes bottes étaient trempées.
Puis la température à brusquement chutée. Le vent est devenu froid, de la grêle se melait à la pluie, et la pluie, de presque chaude, est devenue glacée. Mon oreille gauche (que je me suis gelé un jour de -35), commença à me piquer un peu. J'ai décidé de rentrer, pour ne pas chopper la crève. Encore un bon 10 minutes sous l'eau et la glace ensemble.
Quand j'ai poussé la porte, tout était oublié: le travail, les problèmes de brouzoufs, la proprio qui est une plaie...
J'avais le sourire, mon chat voulait venir me voir mais sentait bien que je m'égoutais.
J'avais le sentiment grisant de ne rien avoir accomplit du tout, mais d'avoir fait quelque chose "juste parce que c'était là", et d'avoir pris le temps de le faire.
J'étais bien.