Et ben oui. C'est la conclusion que j'ai entendu hier, de la bouche même de 4 bonhommes tout rassis qui se trouvaient derrière moi au restaurant.
Une des bonhomme-rassis a asséné cette vérité, et les autres ont hoché la tête en acquiéçant. "Oui", dirent-ils presqu'en coeur.
J'ai croisé le regard de deux rassis. Ils avaient cette assurance de ceux-qui-savent. Moi, celui du gars qui entend une ânerie mais qui s'en contrefout.
En quittant le resto, je les ai vu boire leur verre de vin blanc : le dos bien droit, les yeux qui se ferment à mesure qu'ils penchent la tête (vois savez, comme les poupées...), les lèvres serrées. J'imaginais aussi leur petites fesses serrées, coincées, comme leur esprit.
Ils ont tous bu de la même façon, en même temps. Comme s'il s'agissait d'un rite.
Je ne garde d'eux que cette image. Même pas une impression, un sentiment de pitié devant leur vie bourgeoise... rien.
Les murales à la bombe m'ont plus exitées que cette bande de vieux.
Dès que j'ai mon appareil, je me promets de les prendre en photo. Elles sont tellement ephémères...